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Traitement eau de chauffage

 Les réseaux fermés sont l'objet de phénomènes d'entartrage et d'embouage.
Les causes les plus fréquentes sont les suivantes :
- Chaudière à charges calorifiques surfaciques trop importantes et présentant un flux thermique critique.
- Mauvais raccordement du vase d'expansion ouvert qui provoque une oxygénation de l'eau. · Absence de compteur sur l'alimentation en eau.
- Couplage de matériaux : fer/cuivre, cuivre/aluminium,
- Absence de traitement d'eau.
- Vidanges répétées des installations.
- Mauvais rinçage des adoucisseurs ---> fuites en chlorures.
Il en résulte alors une corrosion, un entartrage et donc un embouage.
Les boues rencontrées résultent essentiellement d'un phénomène de corrosion, car elles sont toujours à base d'oxydes de fer et contiennent peu de calcaire et de sulfate.

 

FORMATION DES BOUES

1- En l'absence d'un prétraitement par adoucissement : introduction d'eau dure dans le réseau.Au niveau de la source chaude, décomposition du bicarbonate de calcium en carbonate de calcium insoluble.

Ca(HCO3)2 -> CaCO3 + CO2 + H2O

2- Au niveau de la source froide, la présence d'acide carbonique dans l'eau (H2CO3) va permettre la dissolution du fer selon la réaction suivante :

Fe ---> Fe2+ + 2e-

De plus, la présence d'un milieu oxydant (oxygène dissous dans l'eau) va permettre la formation de fer ferrique et donc de boues

 

CONSEQUENCES DE L'EMBOUAGE

L'embouage se manifeste à plus long terme que l'entartrage. Ce phénomène cumulatif provoque les dysfonctionnements suivants · Risques de dommages aux générateurs, dus au ralentissement du débit. · Déséquilibre hydraulique, diminution des débits, voire obstruction partielle (ou totale) des organes de réglage et de comptage. · Consommation d'énergie en hausse afin de respecter les engagements contractuels. · Corrosion du réseau et des appareils, donc non pérennisation de l'installation.

 

LE DESEMBOUAGE

Objectifs et résultats obtenus par le traitement continu · Evacuation des boues · Libre circulation de l'eau · Maintien en état de propreté du circuit · Elimination des dépôts aux points chauds · Arrêt des phénomènes de corrosion

 

DESCRIPTION DU PROCEDE

Fluidification et dissolution des boues et déchets de corrosion au moyen de produits alcalins, inhibiteurs de corrosionRécolte des résidus divers par le filtre CLARIF (filtre polypropylène et plaquette magnétique)Utilisation de CLARIF comme : · pot à déplacement pour conditionnement chimique · témoin de corrosion

 

AVANTAGES DU PROCEDE

· Arrêt de l'embouage · Maintien de l'échange thermique · Protection contre entartrage et corrosion · Assainissement progressif du circuit

 

MISE EN OEUVRE

Matériaux


Le filtre CLARIF et les produits SOCOMARI peuvent être utilisés sur les réseaux de production ou de distribution en acier, cuivre, plastique.


Conditions d'utilisation

Pression maximale : 12 bar

Température maximale :110°C


Détermination du modèle de filtreLe Æ et le nombre des filtres seront fonction :· du volume du réseau et du nombre de départs · du volume des boues à évacuer · des quantités de réactifs chimiques à injecter


1er objectif :


Résoudre les problèmes de circulation dans les émetteurs et les colonnes.C'est pourquoi le filtre doit impérativement être placé sur le réseau secondaire, en aval de la vanne 3 voies. Si le filtre était placé avant la vanne 3 voies, le principe même de la régulation ferait que la filtration de la boucle primaire serait privilégiée au détriment de la boucle secondaire. Or, la boucle secondaire est, dans la plupart des cas, beaucoup plus sujette à l'embouage : - du fait de son plus grand volume d'eau et de sa plus grande surface d'acier; - du fait des pertes de charge créées par les multiples rétrécissements et coudes des réseaux.


2ème objectif :


Protéger les producteurs de chaleur.L'injection des réactifs est progressive de sorte que la quantité des boues mises en suspension ne dépasse jamais la capacité de filtration du filtre et surtout, ne provoque pas une accumulation de dépôts dans les endroits où la circulation est ralentie.


A NOTER :

Les producteurs de chaleur supportent relativement aisément la présence de boues, du moment qu'elles restent sous une forme fluide.En s'associant aux boues d'oxyde de fer, le tartre forme un ciment àl'origine de graves dommages pour les chaudières.La réduction de la dureté est donc un objectif prioritaire du traitement.Il y a lieu de prévoir 2 piquages sur le circuit primaire afin de maintenir un fonctionnement en continu hors saison de chauffe.
Branchement de CLARIF· en by-pass des pompes de circulation · en présence d'une pression différentielle insuffisante, prévoir la mise en place d'une pompe de charge en amont du filtre · piquages aller et retour ou entrée et sortie, exécutés en "pied de biche"

 

Traitement chimique

Injection individuelle des réactifs en fonction :· des analyses des eaux (eau d'appoint - eau du circuit) · du volume du circuit · du volume d'appoint · de l'état d'embouage

 

Règles de suivi de l'efficacité

Etape 1 : Contrôle de l'installation et diagnostic des problèmes rencontrés.
Etape 2 : Proposition de mise en conformité avec les règles de l'art.
Etape 3 : Livraison et mise en place du matériel.
Etape 4 : Mise en service du traitement · Vérification du bon raccordement des équipements

 

Analyses d'eau :

Analyses eau brute : pH, TH, fer total, cuivre, TA et TA
Canalyses eau du réseau : pH, TH, fer total, cuivre, aluminium (si nécessaire), silice, phosphates et sulfites.

 

Opérations :

- Identification des points de chasses
- Nettoyage complet interne et externe du filtre
- Injection des réactifs

 

Examen visuel :

- Etat de saturation du capteur magnétique et du filtre
- Examen de la couleur de l'eau
- Analyse olfactive en divers points de puisage

 

Procès verbal

Consignation des relevés des compteurs d'eau

 

Contrôle d'efficacité du désembouage

Le capteur magnétique et le média filtrant ne sont plus chargés de particules, les chasses sont claires en tous points, le démontage d'un ou plusieurs émetteurs permet de constater que l'eau circule librement, le taux de fer total en plusieurs points et en particulier aux points bas n'est pas supérieur à1 mg/l.

 

Contrôle de la protection contre la corrosion et l'entartrage

Vérification de la plaquette témoin placée dans le filtre CLARIF.Vérifier que la qualité d'eau du circuit est conforme aux normes suivantes :-9,6 < pH < 10,5-TH : < 0,5°f-TA : 5 à 15°f-P2O5 : 10 à 30 mg/l-Na2SO3 :20 à 50 mg/l

Nota :En présence d'aluminium, prévoir une valeur pH impérativement inférieure à 8,5.

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